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  • En Mauritanie, le dérèglement climatique perturbe gravement le calendrier des pluies et des récoltes, appauvrissant les familles et augmentant les risques de maladies des personnes et du bétail. Bocar Alpha Sow est chef de service à la Délégation de l’Agriculture de la région du Gorgol. A ce titre, il documente les risques climatiques qui menacent les éleveurs et producteurs, et travaille aux solutions conçues avec les populations et les ONG pour s’adapter aux conditions climatiques extrêmes. Dans la région du Gorgol, les principaux risques liés au climat qui affectent la population sont les oiseaux granivores, les déficits pluviométriques, la faiblesse des rendements des cultures, les récoltes prématurées. Cette situation se retrouve dans toute la région. Aujour

  • Conséquences du dérèglement climatique : que fait Action contre la Faim ? A travers des programmes de gestions des risques liés aux désastres et catastrophes, l’ONG aide les populations les plus vulnérables à adapter leur mode de subsistance. A travers le monde, des hommes et des femmes, à la tête de leur famille, réfléchissent avec nous à la meilleure manière de se faire face aux catastrophes climatiques. Pougidiba Ouoba est présidente du comité de gestion du Jardin de la Santé de Naboamou, dans la commune de Diapaga. A 40 ans, elle fait le point sur la période compliquée que traverse la région qu’elle connaît bien. "L’aléa climatique qui nous pose le plus de problème ici, c’est la sécheresse. Il y a environ 25 ans, sont apparues les sécheresses. Depu

  • La jeune Sheuli Akter a déjà survécu à plusieurs dangers : des cyclones, crues-éclair issues de pluies violentes et des tempêtes. Elle fait partie du Comité des femmes de Barguna.   Préparer et faire face aux risques croissants   « La fréquence des événements climatiques extrêmes a augmenté. Les changements climatiques,  et la déforestation en sont les principales raisons. Ces risques ont un impact négatif sur mes moyens de subsistance. Les catastrophes climatiques endommagent les cultures, les poissons meurent et s’échouent sur les rivages, le bétail souffre, l'éducation des enfants est à l'arrêt, les maisons sont endommagées, les arbres tombent... Par conséquent mes sources de revenus se réduisent et sont de plus en plus limitées. Avec ma

  •   Depuis février 2015, le sud-ouest du pays est touché par une forte sécheresse, un phénomène récurrent ces trois dernières années, entraînant l’assèchement des puits traditionnels. Plusieurs milliers de personnes ont ainsi du mal à se nourrir. Pour faire face au manque de nourriture, la population a adopté des stratégies d’adaptation négatives en consommant une partie de leurs semences, en revendant leurs biens ou en recherchant d’autres sources de subsistance parfois néfastes comme les fruits verts de cactus dont la consommation entraîne des risques de diarrhées qui mènent à la malnutrition. Pour lutter contre cette insécurité alimentaire, Action contre la Faim a développé un programme pour assurer la diversité des cultures et du bétail s

  • Pays caribéen le plus pauvre, Haïti a subi ces dernières années une succession de crises (aléas naturels, troubles socio-économiques, tremblement de terre, choléra) qui ont eu de graves conséquences, entraînant notamment une insécurité alimentaire persistante. En 2015, la période de soudure, période avant les premières récoltes et durant laquelle la nourriture peut venir à manquer, a duré 7 mois, au lieu de 3 mois habituellement. Depuis 2011, la saison des pluies commence avec trois mois de retard. Cette situation entraine des diminutions sévères des rendements agricoles et des niveaux de mortalité plus élevés parmi les petits ruminants qui constituent l’essentiel de l’épargne des ménages ruraux. Conséquence directe, la disponibilité des produits locaux su

  • LA GESTION DES RISQUES ET L’ADAPTATION AU CHANGEMENT CLIMATIQUE Face aux catastrophes naturelles qui frappent de façon récurrente et dont l’intensité augmente, la réponse d’urgence ne peut plus être le seul mode opératoire de l’aide humanitaire. Il apparaît nécessaire de préparer les populations les plus vulnérables en amont des incidents et des bouleversements chroniques induits par le changement climatique en développant des stratégies d’adaptation. Depuis les années 2000, Action contre la Faim a mis en place des projets de gestion de risques des désastres et d’adaptation au changement climatique. Ces projets ont pour objectif d’appréhender au mieux les conséq uences des aléas climatiques avant que ceux-ci ne se produisent afin de préparer les population

  •     Les catastrophes naturelles liées aux changements climatiques réduisent voire détruisent les ressources de production des agriculteurs exposant ceux-ci à des risques financiers et à une vulnérabilité accrue. Les changements climatiques ont déjà comme conséquence une baisse des rendements agricoles, une raréfaction des ressources et une baisse de la qualité nutritionnelle des aliments. Ainsi, si les tendances climatiques actuelles se confirment, les rendements mondiaux de production de blé diminueront entre 1,3 et 9 % d’ici 2030 et cette diminution pourrait atteindre jusqu’à 29 % en 2080 (2) . Une des conséquences sera une flambée des prix alimentaires à l’échelle mondiale dans un futur proche, catastrophique pour les ménages les plus fragiles. Les res

Témoignage de Bocar Alpha Sow, en Mauritanie