#COPCHEF : pourquoi la COP21 doit mettre les bouchées doubles ?

  • #COPCHEF pourquoi la COP21 doit mettre les bouchées doubles

    Action contre la Faim a choisi en amont de la COP21 de prendre l’exemple de 6 pays ayant un rôle prédominant dans l’introduction ou non de la mention « sécurité alimentaire » dans l’Article 2 de l’Accord de Paris. En septembre, les gouvernements se sont engagés à éradiquer la faim d’ici 2030*, il est temps de s’engager concrètement pour respecter cet objectif.

    En amont de la COP21 et pendant cette conférence, nous dévoilerons ces 6 pays sur nos réseaux sociaux. En partageant ces visuels auprès de vos communautés vous soutiendrez notre volonté de voir mentionnée la « sécurité alimentaire » dans l’Accord de Paris.

    *Adoption en septembre des Objectifs de Développement Durable (objectif 2).

     

    Les prix des assiettes vides

    ACF_copChef 01 chili

    Le Chili continuera-t-il à dire non à la sécurité alimentaire ?

    Le Chili empêche le groupe AILAC d’avoir une position claire sur la sécurité alimentaire, prétextant que les droits humains n’ont rien à faire dans un texte sur le changement climatique. Or, changement climatique et sécurité alimentaire sont un même combat !
    Cette position peut paraître incohérente et inattendue car le Chili est dans le top 5 des pays avec le meilleur indice de sécurité alimentaire. D’autre part, il fait bénéficier d’autres pays tels que le Guatemala de son expertise en sécurité alimentaire et nutritionnelle.

    Partagez le prix de l’assiette vide décerné au Chili

        Sur Twitter     Sur Facebook


     
    ACF_copChef 01 chili

    La Nouvelle-Zélande continuera-t-elle a dire non à la sécurité alimentaire ?

    La Nouvelle Zélande s’est exprimée contre les mentions de droits humains et sécurité alimentaire dans l’Article 2 de l’Accord de Paris sous prétexte que ce sont des références trop « politisées ».

    Pourtant la Nouvelle Zélande cite la sécurité alimentaire dans sa contribution prévu déterminée au niveau national.

    Partagez le prix de l’assiette vide décerné à la Nouvelle-Zélande

        Sur Twitter     Sur Facebook


     
    ACF_copChef 01 chili

    Les Etats-Unis continueront-ils à dire non à la sécurité alimentaire ?

    Les Etats-Unis sont un des grands Etats du Nord qui préféreraient réduire la sécurité alimentaire à la production alimentaire, ce qui réduit beaucoup la portée du texte de l’Accord de Paris.

    Partagez le prix de l’assiette vide décerné aux Etats-Unis

        Sur Twitter     Sur Facebook

     

    Les prix des assiettes pleines


    La Bolivie soutient la sécurité alimentaire dans le texte de la COP21

    La Bolivie est pro-active pour inclure la Sécurité Alimentaire et les Droits de l’Homme dans l’Article 2 de l’Accord de Paris. Le Droit à l’Alimentation est inscrit dans la constitution Bolivienne depuis 2009. Dans son Plan National d’Adaptation au Changement Climatique et sa Contribution Prévu Déterminée au niveau National, la Bolivie fait plusieurs mentions de la Sécurité Alimentaire. C’est un Champion de la Sécurité Alimentaire !

    Partagez le prix de l’assiette pleine décerné à la Bolivie

        Sur Twitter     Sur Facebook


     

    Les Philippines soutiennent la sécurité alimentaire dans le texte de la COP21

    Les Philippines sont très pro-actives pour inclure des références aux droits de l’homme et à la sécurité à la sécurité alimentaires dans de nombreuses parties de l’Accord de
    Paris. C’est un pays extrêmement à risque vis-à-vis du changement climatique. Le cyclone Haiyan 2013 a été catastrophique pour le pays, détruisant les habitations, infrastructures mais aussi les cultures de
    riz, annuelles, et les cocotiers, pérennes, dont les agriculteurs tiraient la majeure partie de leurs revenus. Les Philippines ont besoin d’un accord fort sur les questions d’atténuation, d’adaptation mais
    aussi de Pertes et Dommages.

    Partagez le prix de l’assiette pleine décerné aux Philippines

        Sur Twitter     Sur Facebook


     

    La Norvège soutient la sécurité alimentaire dans le texte de la COP21

    La Norvège a introduit la sécurité alimentaire dans le préambule de l’accord de Paris. La Norvège contribue à hauteur de 100 millions d’euros par an à la lutte contre l’insécurité alimentaire.
    “La sécurité alimentaire est une question de répartition équitable. Il est nécessaire d’adapter la production alimentaire à un climat changeant et nouveau pour assurer que les pays en développement aient assez pour se nourrir eux-mêmes” (source : http://www.amb-norvegia.it)

    Partagez le prix de l’assiette pleine décerné à la Norvège

        Sur Twitter     Sur Facebook


     

     

    En savoir plus :

    Du 30 novembre au 11 décembre 2015, Paris accueillera la Conférence des Parties (COP21) sur le climat. Venus de tous les continents, politiques, décideurs, représentants de la société civile, des syndicats, des entreprises et des communautés scientifiques se réunissent espérant conclure un accord mondial et crucial sur le climat.

    Mettre la sécurité alimentaire au coeur de l’accord de Paris

    Depuis près d’un an, Action contre la Faim se mobilise auprès des décideurs politiques, représentants des Nations Unies et de la société civile pour faire de la sécurité alimentaire un point phare du texte qui sera négocié lors de la COP21. La « sécurité alimentaire » se base sur les quatre piliers que sont la disponibilité, l’accès, l’utilisation et la stabilité de la nourriture. Le Sommet mondial de l’alimentation de 1996 lui a donné la définition suivante : « La sécurité alimentaire est assurée quand toutes les personnes, en tout temps, ont économiquement, socialement et physiquement accès à une alimentation suffisante, sûre et nutritive qui satisfait leurs besoins nutritionnels et leurs préférences alimentaires pour leur permettre de mener une vie active et saine».

    Climat et Faim : un seul et même combat, une même urgence

    Face à l’urgence climatique, il est inacceptable d’ignorer les 795 millions de personnes qui souffrent de la faim aujourd’hui et de refuser de reconnaître qu’en 2080, 600 millions de personnes supplémentaires pourraient souffrir de faim à cause des changements climatiques.

    Aujourd’hui, à l’aube de la COP21, Action contre la Faim compte sur la mobilisation des Etats pour faire inscrire la mention de « sécurité alimentaire » dans l’Accord de Paris. Cet accord est composé de divers éléments qui sont soit contraignants pour les pays signataires comme l’Article 2, soit non-contraignants comme le préambule. A l’heure actuelle, la mention de sécurité alimentaire est inscrite dans le préambule de l’Accord. Action contre la Faim demande que la mention soit inscrite dans l’Article 2 de l’Accord qui fixe les grands objectifs de l’accord. Sans contraintes, les états poursuivront la mise en place de fausses solutions telles que la promotion de l’Alliance globale pour une agriculture intelligente face au climat « GACSA », l’utilisation et la promotion des agrocarburants, la poursuite de la déforestation ou encore l’utilisation massive de semences OGM.

    Faim et climat sont un seul et même combat, un seul et même impératif, une seule et même urgence. Si nous parvenons à ajouter « sécurité alimentaire » dans le texte, ce sera un premier pas indispensable, sur lequel nous pourrons nous appuyer pour mieux lutter contre la faim dans le monde dans les années qui viennent.